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Et oui dans ce cas ça a du bon, c'est pas comme dans le métro à l'heure de pointe .
Dans ce chapitre, nous nous intéresserons au principe même de la compression d'un codec vidéo.
Et là je tiens à dire que c'est un chapitre fondamental. Ok, à première vue on pourrais penser
que c'est juste une histoire de culture générale, mais ce n'est pas le cas car si vous comprenez
bien le principe de compression, le jour ou vous allez devoir manipuler les vidéos, vous saurez
paramétrer parfaitement votre codec pour avoir une qualité optimale du premier coup .
Mais trêve de blabla, à l'abordage !
Bien qu'un peu complexe car nous n'avons jamais manipulé, je ne cache pas que vous risquez d'être
un peu dans le flou. En revanche c'est un chapitre qui va s'avérer passionnant .
Un conseil pour bien comprendre, c'est de lire ce chapitre à tête reposé sans msn, et aussi d'essayer
de ce mettre dans la peau du codec.
Bon alors, elle vient cette compression ?
Ah oui, j'ai faillit oublier le titre du sujet .
Petit rappel : la compression permet de réduire la taille de vos vidéos par rapport au format d'origine,
le tout sans perte de qualité. Ainsi vous pouvez réduire jusqu'a 6 fois la taille d'un DvD, mais tout ça vous
le savez déjà. Ce que je vais vous expliquer dans ce chapitre, c'est comment le codec procède pour réduire
votre fichier.
Qui m'aime me suive !
Bah vous êtes où ?
Comme pour l'audio, il existe deux méthodes de compression : l'une non destructive, l'autre destructive.
La compression non destructive ne fait perdre aucune qualité de ce qui est filmé. C'est le cas du format .vob (DvD Vidéo). Prenons une image simple contenant trois couleurs différentes :
Vous voyez, il n'y a que 3 couleurs apparentent sur cette image que l'on peut nommer, et pourtant elle est quand même composée par des millions de couleurs différentes.
Elles sont passées où tes millions de couleurs ?
Ces millions de couleurs sont représentées par des variations de la couleur elle même.
Les millions de couleurs sont créés par trois couleurs : le rouge, le vert et le bleu (appelé aussi rgb). C'est la variation de quantité de rgb qui détermine le ton d'une couleur.
Une image avec une compression non destructive retient les couleurs de la sorte :
Ce qui change avec la compression destructive :
Rassurez-vous, cette compression ne va pas ruiner ou détruire la qualité de votre vidéo.
Marrez-vous, mais à mes débuts je croyais que la qualité de ma vidéo serait fortement réduite,
ce qui n'est évidemment pas le cas, puisque le rendu est extrêmement bon après une compression
destructive . C'est le type
de compression que nous allons utiliser car DivX/XviD fait partie des compressions destructives.
Ce qui va changer avec ce type de compression, c'est qu' au moment où il y aura compression de la
vidéo source, le codec va modifier certaines informations.
Vous vous souvenez de la façon dont l'ordinateur retenait les informations des couleurs d'une
image pour une compression non destructive ? Et bien la façon de stocker ces informations
diffèrent légèrement pour une compression destructive.
Avec la même image nous aurons :
Ce qui change avec une telle compression, c'est que l'ordinateur ne retient pas la couleur précis d'un pixel, il va plutôt regrouper les pixels ayant des couleurs très proche par paquets et leurs attribuer une couleur spécifique. L'ordinateur retient donc moins d'information par image donc le poids du fichier s'en retrouve diminué.
Hé mais c'est pas cool ça ! Mon fichier il a perdu ces belles couleurs, non ?
Dans la pratique oui, mais vous n'y verrez que du feu !
Bah oui, faite pas cette tête là
, nos
n'oeun'oeil ne sont pas assez puissant pour percevoir autant de différence de variation. Le codec le sait
et exploite ces "failles" pour rassembler les couleurs par paquets.
Ca c'est la théorie papier, dans la pratique ça dépendra des paramètres de votre codec et de la place
que vous voulez allouer au fichier compressé.
Pour bien vous montrer la différence entre avant la compression et après, j'ai un peu forcé sur la compression d'un fichier.
Il est maintenant venu le temps de vous expliquer ce qu'est le multi-passe. Ce nom ne doit pas vous être inconnu puisqu'on
en a déjà parlé dans la partie l'histoire du DivX
lors de son introduction dans la v5 du codec.
Le multi-passe est un procédé qui fait que la vidéo aura une bien meilleure qualité.
Prenons un exemple : vous êtes en voiture et ne connaissez pas la route. Vous ne pouvez pas savoir,
s'il va falloir tourner à droite ou à gauche, l'angle des virages, vous ne saurez pas s'il y a des
feux, vous ne connaitrez pas l'état de la route et pourrez alors être surpris. Alors que si vous
connaissez la route, vous saurez quand il faut tourner, quand accélérer, quand freiner. Qu'on se le dise,
vous serez beaucoup plus à l'aise grâce à l'anticipation. Et bien c'est la même chose pour le codec !
Multi-passe veut dire que le codec va effectuer plusieurs passages sur la vidéo (2 en général).
Concrètement avec 2 passes, le codec mettra deux fois plus de temps pour encoder votre vidéo, mais
la qualité sera bien meilleure pour un poids plus léger.
En fait le multi-passe c'est très simple : la première fois le codec va analyser votre vidéo.
Un fichier texte va être créé en fonction de votre vidéo pour aider le codec à bien la compresser.
La première passe sera un travail de lecture, le codec va identifier la compression qu'il va effectuer.
Il va par exemple se dire "cette scène est rapide (scène d'action, gros plan) il y a beaucoup
d'images clés ; il faut penser à allouer un débit
plus fort". Inversement il peut se dire "cette scène est statique, il n'y a pas beaucoup de couleur, je vais
donc diminuer le débit de ce passage pour l'allouer à la scène plus rapide". Avec le multi-passe le codec
lisera le débit de la vidéo en fonction du travail qu'il aura à faire : il pourra alors emprunter du débit
à une scène pour en donner à une autre.
L'autre avantage, c'est qu' au moment même de l'encodage d'une image, le logiciel a en mémoire
les caractéristiques de la suivante ce qui lui permet de savoir si elle est proche ou pas de l'image
qu'il traite, lui évitant ainsi tout effet de surprise.
Bref je vous invite fortement à utiliser le multi-passe, quitte à ce que
ça prenne un peu plus de temps .
Le problème que vous risquer de rencontrer en 1-passe, c'est que votre vidéo va avoir une qualité pas
trop mal au début mais que ça ne va pas durer. En effet au début le codec va encoder de manière
"cool pépère" et va donc donner un débit assez fort mais tôt ou tard il va se dire "ah mais je suis
dans la mouise, j'arriverai jamais à respecter la taille voulut si je garde ce débit". Il va donc réduire
le débit, votre vidéo prendra une allure pixels et il y a de forte chance que la taille finale soit
plus grande que la taille voulue au départ. Autrement dit le gain de temps effectué avec vôtre 1st
passe sera perdu si le fichier n'a pas la taille souhaité pour votre support. De surcroît,
l'avantage temps ne fait pas partie de la première préoccupation lorsqu'on utilise le DivX, car si
on choisit ce format, c'est qu'on est amoureux de la qualité optimale tout en prenant le moins
de place possible.
Si vous êtes observateur, vous avez du remarquer que j'ai utilisé mainte fois la notion de débit
précédemment sans vraiment l'expliquer. Tout vient à point à qui s'est attendre .
Alors voilà, le débit c'est la fameuse chose qui va déterminer la taille de notre fichier.
Je me doute que ça doit vous faire une belle jambe de savoir ça .
Le débit détermine le nombre d'information qui va être retenu pour une seconde et est
exprimé en kbps.
Un mp3 avec pour attribut 192kbps se verra pourvu de 192 kilobits d'information par seconde.
Un film avec un débit de 980kbps en vidéo et de 128kbps en audio comporte 980 kilobits
d'information par seconde pour les images et 128 kilobits d'information pour le son.
C'est aussi simple que celà .
En revanche, il existe deux types de débit : le constant bi-rate (débit constant) et le variable
bi-rate (débit variable) ça sent le level en anglais isn't it .
Le débit constant est principalement utilisé pour l'audio et à l'avantage pour le logiciel de déterminer
avec exactitude la taille du fichier crée.
Le débit variable lui est surtout utilisé en vidéo, mais commence à se faire sa place dans l'audio,
car il a l'avantage de compresser le fichier intelligemment en gardant plus de débit pour les passages
riches en actions et d'en garder moins pour ceux qui n'en n'ont pas besoins.
D'ailleurs, ça doit vous rappeler quelque chose : c'est de là que tout le pouvoir du multi-passe est basé.
Bon, bah, si j'ai bien compris, c'est le débit qui détermine le nombre d'information de mon fichier et donc qui va déterminer sa qualité. Il suffit alors de mettre le débit maximum pour avoir la meilleure qualité possible, non ?
Dans les faits théorique, oui car plus le débit est élevé, meilleur sera la qualité, plus il est faible
moins bonne elle sera.
Mais dans la réalité, c'est tout de même un peu plus compliqué. Ce qui à été dit plus haut
est vrai, mais il y a d'autres dimensions à prendre en compte.
Ce qui suis n'est tiré que d'observations purement personnel et ne provient d'aucune étude
approfondie sur le codec en particulier. Prenez mon jugement avec des pincettes, je le fait pour
vous guider, pour vous donner un ordre d'idée mais comme l'erreur est humaine il pourrais
m'arriver de me tromper .
Savoir encoder c'est savoir trouver le meilleur débit pour une vidéo. Et c'est pas chose facile car
si vous allouer beaucoup de débit la qualité sera bonne, mais de la place sera perdu donc la raison
d'encoder aussi et si vous ne consacrer pas assez de débit, la vidéo va prendre une allure plus que pixel.
Donc mon conseil de base, c'est d'encoder un film au alentour de 900kbps avec XviD. Pour un clip musical,
il faut viser un débit un peu plus élevé au moins 1000kbps. C'est aussi le cas avec vos vidéos perso.
Après tout dépendra du profil avec lequel vous encoderez la vidéo. Dans ce cas je pars sur l'usage le plus
commun soit le profile Home Theater ou équivalant XviD avec une résolution d'environ 640x480px. Il va de
soit qu'une vidéo en HD demande plus de débit (env 1500kbps). Après tout dépend du type de vidéo, un dessin
animé demandera moins de débit, qu'un film qui, lui-même, en demandera moins qu'il clip musical ou une vidéo
de vacances.
Je vais vous présenter deux caractéristiques importantes des vidéos numérique :
les vidéos de type PAL ou
NTSC
(allons, les noms barbares, ne devrais plus vous choquer maintenant ).
En fait le terme PAL ou NTSC réfère tout simplement au nombre d'image par seconde contenue dans une vidéo.
En effet, toutes les vidéos sont composées d'un enchainement d'image très rapprochés qui va alors prendre
l'aspect d'être animé.
Dans le monde de la vidéo, deux grand standard sont définie, mais bien d'autre possibilités sont envisageable.
Le standard PAL : c'est celui que nous utiliserons principalement et pour cause que c'est le standard
définit en Europe. Une vidéo PAL comporte 25 images par seconde.
Le standard NTSC : cette norme est quand à elle définie
pour les Etats-Unis, le Canada et le Japon, et comporte 30 images par seconde où plutôt 29.97
pour faire dans la précision . Il ne faut
pas négliger le NTSC car beaucoup de vidéo qui circulent sur le net proviennent d'autres pays dont
pas mal de contenu en français d'origine canadienne.
Il est très important de respecter la fréquence du fichier d'origine lors d'une conversion en DivX. De trop nombreuses personnes ne respectent pas cette règle ce qui peut poser des problèmes de décalage entre l'audio et la vidéo, une mauvaise synchronisation des sous titres, sans parler des saccades qui peuvent apparaitre lors du visionnage. Cet effet saccadé ne se produit que dans le sens PAL > NTSC du au fait que certaines images ont due être doublé pour passer de 25 à 30 images dans une seconde de vidéo.
Justement en parlant de saccade j'aimerai faire une petite parenthèse et vous attirer sur un point qui me
semble important et qui risque de vous surprendre. En fait l'effet saccade ou
entrelacement est un point
fort du DivX. J'entend par là que certaines de vos vidéos peuvent avoir un meilleur rendu visuel après
une compression DivX, tout en ayant perdu du poids (c'est comme avec les filles quoi ).
WTF ? Comment est-ce possible ?
Pour commencer, une image entrelacée ne s'affiche pas en une seule fois. Les deux trames
successives qui la composent s'affichent une ligne sur deux. L'entrelacement ne sert pas sur
les écrans plats puisqu'ils n'affichent plus l'image par le biais d'un faisceau électronique
mais d'un écran à cristaux liquides. Les DvD ou caméscopes ou certains format utilisent
les images entrelacées ce qui peut provoquer un flou ou des saccades à l'écran lorsque
les trames de la vidéos sont mal gérées.
Avant une compression DivX, le codec désentrelace les images qui s'affichent ainsi
en une seule fois (vidéo progressive). L'image parait avoir gagnée en qualité visuelle.
Pour finir n'hésitez pas à consulter la page de wikipédia sur
l'entrelacement pour
mieux comprendre ce procédé et
les conséquences sur les DivX .
Et oui, c'est pas le tout, depuis le début je parle, je parle mais vous devez être un peu dans le flou entre les codecs, la compression, l'histoire des différentes versions...
Concrètement que puis-je faire avec mes DivX ?
Cela peut-être un bon moyen pour sauvegarder vos DvD vidéo pour travailler facilement sur un passage de film.
Mais qu'on se le dise, avec la notion de DivX viendra celle de partage. Quoi de mieux qu'un DivX pour garder
une copie d'un film d'un membre de sa famille ? Et puis même si vous êtes éloigné avec votre famille, le DivX
reste l'un des meilleurs moyen pour s'échanger des vidéos en Haute Qualité sans utiliser trop d'espace sur
votre disque dur et sans avoir besoin d'une connexion ultra puissante. Vous pouvez alors utiliser
différents moyens d'échange (P2P, streaming, direct download ...).
Le DivX reste la meilleure solution pour voir les tout derniers exploit de vos amis surfeurs installés en
Australie etc.
De plus si vous êtes un réalisateur et que vous produisez vos propre court métrage, vous aller être impressionné
par les possibilités et les options qu'offre à vous ce format, que ça soit en matière de création et de
diffusion pour faire connaitre vos œuvres au grand public .
C'est sur ces derniers mots que s'achève cette partie, qui je l'espère vous a donné envie d'approfondir
ce cour et d'utiliser le DivX .
Pour le moment, j'ai beaucoup parlé et nous n'avons fait aucune manipulation. Avec cette partie,
vous en avez appris beaucoup sur le DivX malgré que ce format va continuer de vous révéler ses secrets.
Une chose est sur, cette partie à été la plus théorique du tutoriel, et selon moi, aussi la plus dure !
Si vous avez réussi à accrocher, la suite va être une vraie partie de plaisir ou vous aller mettre en pratique
ce que vous venez d'apprendre sans compter que vous aller découvrir les nouvelles possibilités qui s'offre
à vous .